Wongwiang
Handicrafts
Une
ébénisterie particulière
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| ...en
bref
Date
de création : 1978
Nombre d’artisans concernés : Plusieurs producteurs et 14 familles Spécificités des ateliers et des produits : objets en bois. Environnement : le bois de Teck a été interdit à la coupe il y a à peu près 2 ans. Oun Wongwiang attache une attention particulière à n'utiliser que des bois qui ne mettent pas en danger l'environnement et l'écosystème thaïlandais. |
M.
Oun Wongwiang a acquis son savoir-faire artisanal de sculpture et
laquage de bois pendant les 9 ans où il suivit un traitement contre la
lèpre au centre Mc Kean (un autre partenaire d'artisanat SEL). Il fonda
Wongwiang Handicrafts en 1978, qu’il dirige actuellement en supervisant
un groupe d’artisans spécialisés dans le bois. Il est très sensible aux
besoins des individus de pouvoir se prendre en charge eux-mêmes, avec
dignité, par le fruit de leur travail. L'entreprise s'est
considérablement agrandie. D'une pièce unique servant de showroom et
d'un petit hangar pour ses employés chargés des finitions, Oun
Wongwiang a aménagé un grand hangar bien aéré et éclairé pour faire un
très grand showroom et une cour intérieure juxtaposée où travaillent, à
l'ombre, ses employés. Depuis 2004, ces 3 fils l'ont d'ailleurs rejoint
pour travailler à ses côtés, et, à terme, prendre sa relève.
Oun
Wongwiang, atteint de la lèpre lorsqu’il était jeune, eut la chance
d’être soigné à l’Hôpital Mc Kean où il apprit le métier de menuisier.
La mission de l’Hôpital McKean n’est pas seulement de guérir ses
patients mais de les réhabiliter pleinement dans la société. Une fois
guéris, les patients ne retrouvent du travail que très difficilement.
Beaucoup sont rejetés par leur famille et condamnés à la mendicité. Au
centre Mc Kean, ils apprennent un métier artisanal qu’ils peuvent
exercer une fois de retour dans leur village. De cette expérience, Oun
Wongwiang a gardé à cœur d’aider les plus démunis. Il a monté son
propre atelier et fait travailler aujourd’hui 14 familles qui vivent
dans des villages autour de Chiang Mai. Beaucoup de ces familles sont
issues des tribus du nord du pays ( Lahu, Karen, Lisu etc) et vivent
aussi de la riziculture. 13 artisans travaillent également sur place à
Chiang Mai dans son atelier et s’occupent des finitions et de
l’expédition des objets. Grâce au travail de leur père, les trois fils
de WongWiang ont pu faire des études supérieures et peuvent aujourd’hui
utiliser leurs compétences dans l’entreprise familiale : Ong, l’aîné,
est designer, formé à l’école de design à Chiang Mai ; Anutep, son
frère cadet, a fait une école d’architecture et s’est formé à la
menuiserie, et Arnut, le benjamin, est comptable.
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« Ma vie s’est
considérablement améliorée depuis la guérison de ma
lèpre. J’ai commencé les affaires juste après mes 9 ans de traitement,
il y a à peu près 30 ans, et je peux désormais vivre de manière
satisfaisante de tout ça. J’essaie de fournir au maximum une assurance
à mes employés ainsi que des salaires mensuels réguliers. Lorsque mes
producteurs reçoivent de l’argent, ils l’utilisent pour la scolarité de
leurs enfants ou le renouvellement de l’écosystème. Quand je réussis à
avoir des commandes, je fournis aux producteurs un travail à plein
temps. Sinon, malheureusement, ils sont obligés de chercher des extras.
» Oun Wongwiang
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Une matière : le bois
Le bois de manguier
Les manguiers sont régulièrement coupés après 5 années pour être remplacés. Ce sont des arbres fruitiers qui poussent partout en abondance en Thaïlande, y compris à Chiang Mai. Après 5 ans d'existence, les manguiers ne donnent plus de bons fruits. Ils représentent donc une matière première facile à se procurer, tout en permettant de préserver l'écosystème en recyclant les arbres coupés. Le bois
d'hévéa
C'est un arbre qui pousse également très rapidement. Ce bois est acheté dans des plantations spécifiques situées au nord-est et au sud de la Thaïlande. L'hévéa est cultivé pour sa production de gomme avec laquelle on fabrique le caoutchouc naturel. Le délai de coupe est, comme pour le bois de manguier, de 5 ans à peu près. Oun Wongwiang va acheter le sien dans les plantations du sud du pays. Le
bois de singeLe bois de singe se nomme en thaï "Chamjuri"; c'est en fait un bois issu de grands arbres exotiques à larges troncs qui poussent, comme tous les autres, très rapidement. Ils sont répartis sur tout le territoire thaïlandais et sont souvent coupés pour faire place aux rizières. La texture de son bois est très différente de celle du manguier et il peut atteindre en quelques années un diamètre de deux mètres ou plus. On le coupe généralement après seulement 3 ans, lorsque son diamètre est d'une cinquantaine de centimètres (le manguier mettra deux années de plus pour atteindre la même circonférence). Le bois de teck Le bois de teck est interdit à la coupe depuis à peu près 2 ans. Les seules pièces qu'Oun Wongwiang possède sont des pièces de récupération issues des charpentes de vieilles maisons démolies. Les objets fabriqués sont donc généralement de petite taille. Oun n'utilise jamais de bois coupé provenant de plantations illégales. Le bois de tamarin
Le bois de tamarin est un bois très dur. C'est un arbre fruitier qui, comme quasiment tous les autres, est généralement coupé au bout de 5 années de pousse. Il est très facile de s'en procurer à Chiang Mai. Oun Wongwiang a introduit ce bois dans son processus de fabrication à la suite d'une demande spéciale d'un client qui souhaitait avoir des planches de tamarin à découper. Notre partenaire a conservé ce bois pour fabriquer quelques uns de ses objets artisanaux. |