YWCA
Soutenir
les plus pauvres
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bref
Date
de création : 1973
Nombre d’artisans concernés : près de 400 femmes Spécificités des ateliers et des produits : objets en jute, création de cartes, sacs, jouets, objets décoratifs à base de toile de jute ou de coton |
Le
Bangladesh est l’un des pays les plus pauvres du monde et le plus
densément peuplé. Le taux de chômage y est très élevé et pour de
nombreuses femmes, travailler n’est pas une option mais une nécessité
pour subvenir aux besoins de la famille. Dès 1973, YWCA (Young Women’s
Christian Association) démarra un centre de formation pour l’artisanat
de jute pour les femmes les plus pauvres. Ces femmes venaient de Dacca
et des villages alentours. Dès la fin des années 1970, le
projet
s’autofinançait et était géré par une équipe locale. A
sa création, YWCA employait 18 femmes pour fabriquer les objets en
jute. Aujourd’hui, près de 400 femmes travaillent pour YWCA,
créant cartes, sacs, jouets, objets décoratifs à base de
toile de
jute ou de coton. Certaines travaillent à domicile et d’autres dans les
ateliers de l’organisation qui sont répartis dans plusieurs quartiers
de Dacca.
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Les artisans et leurs produits
Amena, veuve et mère de 2 enfants de 4 et 2 ans et d’un bébé de 6 mois avait frappé à la porte de YWCA dans les années 1970 pour avoir du travail. Après avoir examiné sa situation, l’équipe de YWCA accepta de la former au travail du jute. Au fur et à mesure des formations, Amena devint de plus en plus compétente et en vint rapidement à travailler sur des machines, ce qui exige une grande maîtrise des techniques employées. Ces nouvelles compétences furent également marquées par un salaire plus important. Amena
envoya ses 3 enfants à l’école. L’une de ses filles est aujourd’hui
employée par YWCA. Grâce à son revenu régulier avec YWCA, Amena put
inscrire son fils dans une école technique et marier ses deux filles.
Le paiement d’une dot pour les filles est une coutume toujours
pratiquée au Bangladesh et les parents de familles modestes s’endettent
lourdement pour la respecter. Amena put emprunter cet argent auprès de
YWCA sans avoir à subir les contraintes des usuriers traditionnels.
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